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Jeudi 06 mai, le temps nous a encore joué des tours dans la nuit: nous nous réveillons sous une pluie battante. Pour notre dernière matinée dans la Ville Eternelle, nous ne sommes pas gâtés. Comme,  il est évidemment hors de question de rester dans la chambre à attendre notre train pour Naples, nous bravons les éléments et partons en direction du Colisée, l'un des monuments emblématiques de Rome

 

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Nous avons craint un moment que la pluie n'amène un cortège plus qu'important de touristes. Heureusement pour nous, les fortes averses en ont dissuadé plus d'un mais ne nous leurrons pas, il y a toujours une foule plus ou moins importante dans cet amphithéâtre.

 

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Cette construction incarne à elle seule la démesure romaine. Rome, en matière de plaisirs et  comme dans tous les autres domaines, entend dominer les autres cité de l'empire. Tout y est donc plus imposant. Cet amphithéâtre construit en forme d'ellipse mesure 188 m de long pour 156 m de large. La hauteur conservée atteint 48 m. Il a été édifié sous le règne de l'empereur Vespasien en  70 ap JC. Il a été inauguré en 80 ap JC sous le règne de Titus pour être achevé en 82 ap JC sous Domitien.


Alors que ce type de construction se rencontre en périphérie des cités romaines, le Colisée est édifié en plein coeur de Rome.  Il s'agit d'une volonté politique par laquelle Vespasien entend se démarquer de son prédécesseur, Néron. En effet, ce dernier, suite au Grand  Incendie de Rome en 64, s'est approprié tout cette partie de la Ville faisant expulser tous les habitants pour agrandir son palais, la Domus Aurea. Il fait aménager là un lac artificiel entouré de pavillons. En faisant construire ce monument civil Vespasien restitue  donc aux Romains un espace public.

 

Colisée

La construction a été financée grâce au butin amassé lors du sac de Jerusalem pendant la première guerre judéo-romaine. Le Colisée se présente donc sous la forme d'une ellipse, divisée en trois niveaux d'arcades, d'ordre dorique, inonique puis corinthien surmontés d'un attique percé de 40 fenêtres. Dans les arcs des 2éme et 3éme galeries se trouvaient des statues de dieux/déesses et personnages de la mythologie. A l'époque de Domitien, dans les espaces libres du 4ème étage se trouvaient des boucliers de bronze. Sur la corniche supérieure, 240 mâts avaient été dressés. Ils supportaient un immense velum, un voile, dispensant de l'ombre par temps de soleil et servant aussi à protéger les spectateurs de la pluie. La délicate manipulation de ce velum n'était autorisée qu'à un détachement de la marine impériale.

 

Pouvant contenir jusqu'à 50.000 personnes, il y avait 80 portes d'entrée situées au rez de chaussée. Dans les entrailles de ce bâtiment, il existe donc tout un système complexe d'escaliers, couloirs permettant aux spectateurs de prendre place rapidement dans les gradins.

 

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L'arène mesure 83 m de long pour 48 de large. Elle se présente sous la forme d'un plancher recouvert de sable. Sous ce plancher se trouve la "machinerie" en quelque sorte. C'est là que se trouvaient les décors, les cages des fauves...etc. Les gladiateurs, quant à eux, se trouvaient dans une caserne (Ludus Magnus) située au nord de l'amphithéâtre. Elle est reliée au Colisée par un passage souterrain.

 

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La visite achevée, nous avons pris la direction de la gare Termini pour prendre le train en direction de Naples. Habitués au retard fréquent de la SNCF, empli d'images d'Epinal sur les trains italiens, nous avons été ravis de notre voyage en train. Les TGV italiens sont spacieux (même en seconde classe), très confortable et pile poil à l'heure!!


Arrivant à Naples, nous avons été accueillis par un grand soleil. Nous sommes allés à notre hôtel à pied en traversant la ville. Notre première impression a été la bonne: c'est une ville bouillonnante, bruyante, vivante!! Arrivés dans le quartier espagnol, nous avons pris possession de notre chambre.

 

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Arrivé à ce stade de notre récit, il me semble important maintenant de tordre le cou à une rumeur qui fait de Naples LA ville des pickpockets. En effet, la lecture de quelques guides exhortant à la plus grande prudence, enjoint le touriste à être terrorisé dans cette ville. Impression renforcée lorsqu'à l'accueil de l'hôtel, l'hôtelier nous a proposé de garder nos passeports. Peut être notre passé de Parisien (et les réflexes qui en découlent quand on habite pas loin de Barbès) nous a permis d'éviter le pire, mais dans aucun cas, nous ne nous sommes sentis en danger. Personne n'a tenté de nous voler quoique ce soit.....Avec un minimum d'attention et de bon sens, tout se passe bien. En revanche, il est vrai que Naples est la capitale de la contrefaçon et qu'il y a partout des vendeurs à la sauvette de sacs immondes et pas beaux de grandes marques....etc


Arrivés dans l'après midi, nous nous sommes baladés tranquillement dans Naples afin de nous repérer. Nous avons commencé par le centre monumental.

 

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Nous sommes ensuite allés jusqu'au bord de mer et le Castel dell ovo. Sa visite est gratuite et offre de belles vues sur le golfe de Naples. Dans ce château, nous avons parfois eu l'impression d'être dans un décor de film de capes et d'épées!!

 

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Comme Naples est construite à flanc de "montagne", pour gagner les quartiers hauts, il est possible de suivre les escaliers ou alors prendre les funiculaires!! Ce que nous avons fait pour nous rendre ensuite dans le Vomero, quartier plus calme que le centre de la ville!!


La visite de la villa Floridiana permet de se promener dans un jardin très calme. Lieu de rendez vous pour les amoureux, il y a de très belles vues sur Naples.

 

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Continuant à parcourir ce quartier commerçant aux rues pittoresques, nous sommes allées jusqu'au Castel san Elmo et à la chartreuse San Martino. Malheureusement pour nous, il était trop tard pour les visiter. En attendant une heure décente pour aller manger, en dépit des cris de famine de nos estomacs, nous nous sommes installés en terrasse d'une cafeteria pour notre habituel apero birra, spremuta!!


Nous sommes allés dévorer manger au Rossopomodoro, la tomate rouge où encore une fois le repas était très bon. L'addition fut la bonne surprise de la soirée: pour un repas équivalent à ceux de Rome, nous avons payé moitié moins cher. Rome c'est beau mais c'est super cher!!

 

 



Tag(s) : #Italie