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Après une soirée à jouer au tarot avec les ado et une nuit bien méritée, nous nous mettons en marche de bon matin. Nous avions deviné que la température allait sensiblement grimper. Ce fut le cas. Fidèle à mon habitude de ne pas vouloir marcher sous une trop grosse chaleur, nous partons pour Montségur, distant de 13 kilomètres, assez tôt dans la matinée

Etape 4: Comus-Montségur


Lorsque nous quittons le gîte, nous nous faisons la réflexion que nous avons bien eu raison de partir de bonne heure. Heureusement, très rapidement nous quittons la route pour s'engouffrer dans une longue descente nous menant dans les gorges de la Frau. Après les avoir vu du dessus, nous les explorons du dessous!!




Sitôt engagé sur le sentier à l'ombre des montagnes, la température diminue très rapidement, l'humidité monte. Nous évoluons dans un sous bois de noisetier alors que sur les flancs très abrupts des montagnes se trouvent des hêtres et des pins. Il y a plein de fleurs et de nombreux arbustes divers et variés.




Au fond des gorges coule l'Hers.C'est un tout petit ruisseau presque à sec en ce chaud mois de juillet. Il est difficile de croire qu'à lui tout seul il a creusé ces montagnes!! Le fond des gorges est très étroit. Tout est verticalité. Il n'y a que très peu de recul.



Cette descente bien agréable et bien facile est une bonne mise en jambe. La pente est toujours douce. Certes, il  y a un dénivelé important (400 m), mais il n'est jamais abrupt. Une fois atteint le fond de la vallée, nous marchons quelques temps sur le plat. A une aire de repos  nous retrouvons nos acolytes du Sentier cathare en pleine pause. Nous cassons la croute avec eux, devisons et goûtons aux pains de voyage concoctés par l'une d'elles. Bons, énergétiques il fallait bien ingurgiter ça avant d'entamer la remontée vers Montségur et le Pays d'Olmes. Nous partons ensemble affronter la dernière partie de cette randonnée.

Pourtant le dénivelé de cette montée n'est pas très important environ 400 mètres mais ça a été très très dur. Il semble que la veille, alors qu' à Comus il avait fait très beau, sur ce versant de montagne il a plu abondamment. Dans sa première partie, en plus de grimper, ce sentier est boueux, empli de flaques d'eau. Cette boue colle aux pieds, pas autant que l'argile de Beauce mais ce n'était vraiment pas la peine d'avoir à faire un effort supplémentaire...Puis alors qu'il n'y a plus de boue, la fin du sentier est extrêmement pentue, raide. Tous les deux virages, nous sommes obligés de nous arrêter pour souffler....Le groupe s'est étiolé au fur et à mesure, et dans cette dernière partie, seuls les ado
nous accompagnent. Et ces salops de djeun's nous plantent dès les premiers lacets de la montée...Impossible d'essayer de les suivre....Grumpfffff feraient moins les malins avec 15 kilo sur le dos, tiens!!



Une fois la crête atteinte, les t shirts trempés bien évidemment, et après une pause, le chemin nous emmène vers Montségur. Le groupe se reforme peu de temps avant d'atteindre le village. Nous les quittons définitivement à l'entrée du camping municipal. Nous y plantons notre tente. Par cette très chaude après midi, nous passons tout d'abord un long moment, les pieds dans l'eau, le long du Lacet, à l'abri des arbres. Nous fainéantons jusqu'à ce que la température diminue puis nous nous promenons dans le village.



Le soir venu, plutôt que de manger un succulent lyophilisé devant notre tente, nous préférons étrangement allés au restaurant...Il faut dire que le restaurant de Montségur est à conseiller. Nous y allions déjà quand j'étais gamin. Tous les produits sont non seulement issus de l'agriculture biologique mais aussi des environs immédiats de Montségur. Bien fatigués, légèrement ennivrés (de l'altitude bien zur), nous rejoignons notre tente. Peu s'en faut pour que nous nous endormions coincés entre nos sacs à dos, avec la pelouse du camping comme matelas!!
Tag(s) : #Vadrouilles en pays cathare