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Ce nouvel article inaugure une série de reportages sur la rando faite cet été, au mois d'aout, et qui nous a emmenés de Merens les Vals (en Ariège) jusqu'à Villefranche de Conflent (Pyrénées orientales). Nous avons emprunté une partie du GR 10 et une partie du sentier de Vauban.

 

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Dans un article précédent, j'ai déjà en partie raconté la première moitié de cette étape. Je ne vais pas recommencer. Je vais m'attacher tout d'abord à vous narrer notre première soirée et ensuite reprendre le fil de cette étape.

 

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Nous sommes donc arrivés le lundi 08 août au soir à Merens, en fin de soirée, sous de gros nuages gris et menaçants. Nous nous sommes rendus de suite au gîte d'étape du Nabre. Cette nuit, nous dormons dans le dortoir aménagé dans les combles de cette ancienne ferme. Les chambres sont toutes prises mais peu de monde se trouve dans le grenier. Nous avons donc tout loisir pour nous mettre un peu à l'écart et être peinard. Normalement, les ronflements des autres randonneurs ne devraient pas nous gêner!

 

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Sitôt, nos affaires posées, le repas est servi. Dans la salle à manger il y a bien une bonne  vingtaine de personnes disposée en deux tablées. A la nôtre, se trouvent un couple de Catalans. Ils viennent tout juste de finir leur rando (le Chemin des Bonshommes) et ils sont pour le moins fatigués. Elle, elle est complètement crevée, avec de grosses cernes sous ses yeux et une toute petite mine. Ils quittent la table les premiers. Le lendemain quand on part, ils ne se sont pas encore levés! Se trouve aussi un couple de Français d'un certain âge. Ils sont sympas, très ouverts, baroudeurs et assez bavards! Complétant la tablée, un couple de Belges (dans notre tranche d'âge) et leur petite fille de 3 ans venant de Leuwen! Ils ont l'air de randonneurs assez aguerris. Ils font depuis 3 ans le GR10 par tronçons (ce GR se prête parfaitement à ça puisqu'il est accessible depuis de nombreux endroits). Ils marchent sur ce GR depuis que leur fille a 3 mois!

 

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Nous qui pensions que faire de la rando avec un bébé est impossible, ils nous ont montré que cela était finalement assez simple, avec tout de même une bonne organisation. En effet, il suffit d'envoyer  à chacune de leur étape ou en refuge ou en gîte le nécessaire indispensable à leur fille (couches pour la journée, sa nourriture...etc)!! En revanche, ils ne voyagent qu'avec le strict nécessaire puisqu'il leur faut porter leur petite. On a trouvé ce procédé assez osé et pas bête!

 

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Une fois la salade de tomate, les lasagnes aux légumes, le flan caramel et le pin d'épice avalés, la table se vide lentement. Au bout d'un certain temps nous nous retrouvons seuls avec le Belge (dont nous ne connaissons même pas le prénom!). Il nous parle de lui. Il est journaliste et travaille 50% du temps pour un journal, les 50% restant il est freelance. Il en profite pour écrire des articles sur des sujets l'intéressant: le voyage, la rando, le Népal, la globalisation, le réchauffement climatique, l'écologie... Il a écrit un livre (en flamand, lui étant flamand, sa copine étant wallone!) sur les effets de la globalisation au Népal (son sujet de thèse) après y avoir longuement séjourné. Il a en projet d'écrire un livre avec son amie sur la randonnée pédestre avec un bébé, d'après leurs propres expériences, bien zûr!

 

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Assez tardivement, nous allons nous coucher. Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner en compagnie du couple français et deux de femmes l'une, plus âgée, habillée en moniale et l'autre, plus jeune, appelant l'aînée "ma mère", nous partons vers 08h30. C'est avec un grand plaisir que nous retrouvons ce sentier que nous avons emprunté assez souvent il y a quelques années. Il fait frais, le ciel est dégagé, l'air est humide.

 

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Nous croisons encore ces champs de framboisiers que la miss vide de leurs substances!!

 

Dans ce début de matinée, nous ne voyons que deux pêcheurs taquinant la truite. Nous poursuivons notre route et faisons halte là où nous étions arrêtés il y a deux ans. Nous entendons tintinabuler des cloches de plus en plus proches et voyons 5 chevaux de Merens et un âne broutant sur ce vaste replat herbu.

 

Quelques temps plus tard, nous sommes rejoints et dépassés par un groupe de randonneurs accompagné par un guide. Il s'arrête juste au dessus de nous, à proximité d'un pierrier. Le guide leur montre des marmottes prenant le soleil. Elles sont au nombre de 4: 3 rousses (les adultes) et une grise (un petit) bien caché, presque invisible. Nous prenons le temps de les admirer et au groupe de prendre de l'avance.

 

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Nous repartons en direction de l'estagnas (2058m) et du porteil des Bésines (2333m). La montée vers ce petit étang est rude, courte et assez pentue. Nous nous arrivons assez rapidement dans un petit cirque au milieu duquel se trouve un étang bleu turquoise au dessus duquel planent des vautours fauves. Comme pas mal de randonneurs, nous faisons notre pic nique ici.

 

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Puis, nous continuons de monter. Le paysage se fait de plus en plus minéral. la végétation semble disparaître. Le vert cède la place au gris. Cette impression est encore renforcée par l'arrivée de nuages grisonnant, remontant la vallée du Nabre.

 

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Face à nous s'engage la descente dans la vallée, sous le Pic de Courtal de Subra jusqu'au refuge des Bésines 2104m). Nous quittons le gris pour le bleu et le vert! La sente que nous suivons est rocailleuse et parsemée de pierres plus ou moins grosses. Ayant roulé sur l'une d'elles, je me dis qu'elle est dangeureuse et qu'elle serait tout aussi bien en dehors de ce chemin. Je la pousse du pied  pensant qu'elle allait s'arrêter un peu plus loin mais point du tout!! Elle roule, prend de la vitesse, rebondit, fait des sauts et accélère encore jusqu'à s'écraser plus bas, sur les pierres du ruisseau coulant en contrebas. Au moment de l'impact, on voit quelques boules rousses partir en courant se réfugier entre les anfractuosités des rochers. Les marmottes affolées ont détalé mais il ne leur a pas fallu très longtemps pour pointer les bouts de leurs museaux!

 

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C'est à ce moment que nous croisons mister Eamon, un irlandais habitant à Brighton et amoureux de la France et des Pyrénées en général. Nous échangeons quelques mots puis nous arrivons au refuge des Bésines en milieu d'après midi.

 

Nous flânons le reste de l'après midi après avoir posé nos affaires dans l'une de ces chambres spartiates. Nous nous posons au soleil, mais il fait frais, tout juste 15°c et venteux. Assis sur une pierre au soleil, nous nous amusons à suivre les tours de coquin de l'âne qui sert à ravitailler en produits frais le gîte (les autres denrées le sont par hélicoptère). Il a le chic pour disparaître à chaque fois que son maître l'appelle. Suivi par ce dernier, il part loin. Il doit aller le chercher loin en contrebas du refuge pour le parquer.

 

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Ce soir là, le refuge est plein. Pas loin de 80 personnes sont réunies là haut. Le repas du soir est servi et il est étonnamment bon et copieux (soupe vermicelle, daube, compote, sablés). La nuit tombe. Comme tous les randonneurs, nous sommes fatigués et dès 21 h, 21h30 tout le monde est couché. La nuit fut merdique et mouvementée...plus de détails dans le prochain article....

Tag(s) : #Vadrouilles en pays cathare