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Stefano Landi(1586-1639) était un compositeur baroque, italien du XVII ème. Il a livré quelques oeuvres livres d'airs, des psaumes ainsi que plusieurs opéras. Il a travaillé notamment pour la famille romaine Barberini comme de nombreux autres harpistes, theorbistes... Cette  famille est  importante et puissante au point que l'un de ses membres (Maffeo Barberini) devint le pape Urbain VIII. Avec le décès de pape, le financement de toutes ces productions éclatantes s'arrête. Il entre ensuite au Collegio Germanico (où il fut soprano) et au Seminario Romano à Rome où, tout en étudiant la rhétorique et la philosophie, il travailla avec le maestro di cappella Agazzari avant de devenir maître de chapelle à Padoue en1618.  Avec le soutien des Barberini, il entra dans le chœur pontifical (comme alto) en 1629 et il y chante notamment avec Gregorio Allegri.

Voici deux airs que j'apprécie particulièrement. Ils sont chantés par le tenor Marco Beasley.

Le premier s'intitule: Homo Fugit velut umbra, passacaglia della vita



En voici les paroles traduites en français:


O come t’inganni
se pensi che gl’anni
non hann’da finire,
bisogna morire.

E’ un sogno la vita
che par si gradita,
è breve il gioire,
bisogna morire.
Non val medicina,
non giova la China,
non si può guarire,
bisogna morire.


Non vaglion sberate,
minarie, bravate
che caglia l’ardire,
bisogna morire.
Dottrina che giova,
parola non trova
che plachi l’ardire,
bisogna morire

.

Non si trova modo
di scoglier `sto nodo,
non vai il fuggire,
bisogna morire.
Commun’è il statuto,
non vale l’astuto
’sto colpo schermire,
bisogna morire.


La Morte crudele
a tutti è infedele,
ogni uno svergogna,
morire bisogna.
E’ pur ò pazzia
o gran frenesia,
par dirsi menzogna,
morire bisogna.


Si more cantando,
si more sonando
la Cetra, o Sampogna,
morire bisogna.
Si more danzando,
bevendo, mangiando ;
con quella carogna
morire bisogna


I Giovani, i Putti
e gl’Huomini tutti
s’hann’a incenerire,
bisogna morire.
I sani, gl’infermi,
i bravi, gl’inermi,
tutt’hann’a finire
bisogna morire.
E quando che meno
ti pensi, nel seno
ti vien a finire,
bisogna morire.
Se tu non vi pensi
hai persi li sensi,
sei morto e puoi dire:
bisogna morire.

Tu te trompes
en pensant que les années
ne vont jamais finir.
Il faut bien mourir.

La vie est un songe.
Elle semble si douce,
mais la joie est courte,
il faut bien mourir.
A rien ne sert la médecine,
inutile est la quinine,
l’on ne peut pas guérir.
Il faut bien mourir.

 

Rien ne valent les jérémiades,
les menaces, bravades,
que le courage sait bien bâtir.
Il faut bien mourir.
Aucune bonne science,
ne trouve les paroles
pour calmer le désir.
Il faut bien mourir.

 

Il n’y a pas d’astuce
pour défaire ce nœud,
à rien ne sert de fuir,
il faut bien mourir.
C’est ainsi pour tout le monde.
Le malin ne sait pas
éviter ce coup bas.
Il faut bien mourir.

 

La Mort cruelle
n’est fidèle à personne,
et fait honte à tous.
Mourir, il le faut.
Pourtant, o délire,
o grande folie,
on croirait mentir.
Mourir, il le faut.

 

L’on meurt en chantant,
l’on meurt en jouant
la Cithare, ou la Musette.
Mourir, il le faut.
On meurt en dansant,
en buvant, en mangeant.
Avec cette charogne,
mourir, il le faut.

 

Jeunes, enfants,
et tous les hommes
en cendres doivent finir.
Il faut bien mourir.
Les sains, les malades,
les courageux, les doux,
ils doivent tous finir.
Il faut bien mourir.
Et lorsque tu
n’y penses pas, dans ton sein,
tout se termine.
Il faut bien mourir.
Si tu n’y songes pas,
tu as perdu ta raison,
tu es mort et tu peux dire :
il faut bien mourir.


Ensuite Augellin

Cette mélodie imite le chant d'oiseau.



Tag(s) : #Zique